Violaine Richard
Pochette du podcast La Part Cachée
Épisode 6 28 octobre 2026 · 24 min

Plus tu progresses, plus tu sabotes ta réussite | La Part Cachée

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L'épisode

Pourquoi est-ce qu’on se sabote parfois au moment précis où tout commence à aller bien ?

Cet été, j’ai passé dix jours sur une île paradisiaque en Malaisie. Un bungalow les pieds dans le sable, face à la mer. Et les premières heures, j’étais frustrée.

Ce n’était pas un cas isolé. Parfois, quand quelque chose va vraiment bien, je trouve quand même quelque chose qui ne va pas.

Alors, d’où vient ce réflexe ? Et si on avait tous une limite intérieure au-delà de laquelle on ne s’autorise plus à réussir, à aimer ou à être heureux ?

Dans cet épisode de La Part Cachée, je m’appuie sur le livre Le Grand Saut de Gay Hendricks pour explorer ce plafond invisible qu’on se pose soi-même :

  • le thermostat intérieur qui nous fait redescendre dès que ça va trop bien ;
  • les quatre barrières cachées qui le maintiennent ;
  • la différence entre ta zone d’excellence et ta zone de génie.

Je te raconte aussi mon propre grand saut, toujours en cours.

Je suis Violaine Richard et je mets en lumière les angles morts des entrepreneurs : ces choses que l’on ne voit pas toujours chez soi et qui peuvent pourtant avoir un impact profond sur notre manière d’entreprendre, de nous comporter et d’interagir avec les autres.

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Tu peux être exactement là où tu rêvais d'être et pourtant réussir à ne pas en profiter. Et ça, c'est un tour qu'on se joue à nous-mêmes sans même nous en rendre compte. Cet été, mon mari nous a organisé un séjour de 10 jours sur une île paradisiaque en Malaisie avec un bungalow tout confort, petite terrasse, les pieds dans le sable, vue à la mer, magnifique. Et pourtant, dans les premières heures, j'étais frustrée. Les pensées qui me tournaient en tête, c'était mais qu'est-ce qu'on va faire ? On va s'ennuyer ici, on est sur une île, il n'y a rien à faire, on va vite avoir fait le tour, on va plonger une fois ou deux. Bref, je me suis concentrée sur tout ce que je pouvais trouver de négatif dans cette expérience. Plutôt que de voir l'opportunité incroyable qui m'était donnée de passer un moment génial dans un lieu paradisiaque. Et je me suis rendue compte que cette façon de faire, elle n'est pas isolée, puisque quand la situation va vraiment très bien, si je prends le temps vraiment d'y penser, je me rends compte que souvent je trouve le moyen de pointer du doigt quelque chose qui ne va pas ? Est-ce que ça t'est déjà arrivé de vivre un très beau moment, une réussite, un moment partagé particulièrement magique pour toi ? Et juste derrière, il se passe quelque chose qui te fait redescendre de ton petit nuage.

Dans cet épisode, j'ai envie d'explorer ce mécanisme, ce plafond invisible qu'on peut se poser à soi-même sans même s'en rendre compte. Avant d'aller plus loin, laisse-moi me présenter. Je m'appelle Guylaine Richard et mon job, c'est de mettre en lumière les angles morts des entrepreneurs, ces angles morts qui peuvent leur coûter cher en temps, énergie et évidemment chiffre d'affaires un angle mort par définition c'est quelque chose que tu ne vois pas ou en tout cas difficilement par toi même et dans cet épisode l'angle mort qu'on va explorer c'est le fait de ne pas voir et de ne pas avoir conscience qu'on a tous une capacité maximale à accepter quand ça va bien qui est variable d'une personne à l'autre mais qui nous plafonne dans notre capacité à nous sentir pleinement épanouie dans tous les domaines de notre vie et quand on atteint ce plafond on adopte sans s'en rendre compte des stratégies et des comportements qui vont nous permettre de redescendre en dessous.

Ce concept moi je l'ai découvert dans le livre de Gay Hendricks qui s'appelle le grand saut et dans lequel il parle de la limite supérieure, cette sorte de plafond invisible qu'on a tous et qui fonctionne un petit peu comme le thermostat d'une maison. Et bien pour nous c'est pareil, d'après cet auteur nous avons tous un réglage intérieur de ce que nous autorisons à vivre, en réussite, en amour, en joie, en argent. Et quand les événements dans notre vie nous amènent à dépasser ce réglage et bien nos comportements nous font redescendre. Généralement, il y a des signes qui ne trompent pas quand tu es en train de dépasser ton plafond et que ton réglage interne essaye de te faire revenir plus bas. Parmi ces signes, on peut retrouver le fait de s'inquiéter sans raison et surtout de s'inquiéter d'événements ou de possibilités sur lesquelles nous n'avons absolument aucune maîtrise.

Ça peut être de commencer à critiquer quelqu'un ou quelque chose, quelque chose qui nous est arrivé, de se disputer avec un proche. Ça peut aussi être de tomber malade ou de se blesser. Par exemple, de perdre sa voix alors que qu'on s'apprête à mener une conférence devant mille personnes, événement qu'on attend depuis toujours. Ça peut encore être de minimiser quand quelque chose de très bon arrive dans notre vie, ou tout simplement de nous éteindre en mode « bon bah là j'ai plus d'énergie, je vais me mettre en pyjama dans le canapé et je vais manger des sucreries ». Je ne dis pas que ces comportements sont forcément liés à ce plafond que tu viens d'atteindre, en revanche je dis qu'ils sont intéressants à observer parce que potentiellement ils peuvent en être le symptôme. Si on revient sur mon exemple de la maladie J'ai passé 10 jours incroyables. On a fait de la plongée quasiment tous les jours. On a rencontré des gens géniaux.

On est dans un lieu magnifique. J'ai pu m'en reposer. J'ai eu du temps pour travailler un peu parce que cet environnement a stimulé ma créativité. Et pourtant, j'ai trouvé le moyen dans les premiers instants en découvrant cet environnement paradisiaque de générer une frustration en moi pour redescendre. Il y a quelques semaines, j'ai traversé plusieurs jours avec un fort élan de créativité, beaucoup d'énergie, beaucoup d'envie pour mon travail. Et je me suis retrouvée à créer tout mon site web en quelques jours. Et je n'arrivais plus à m'arrêter tellement ce que je faisais m'éclatait, m'épanouissait tellement je me sentais bien. Eh bien, le revers n'a pas tardé puisque dès que j'ai mis le point final à mon site web, je me suis retrouvée deux jours dans mon canapé, à déprimer, à rester en pyjama, à avoir envie de regarder Netflix en mangeant de la merde.

Pendant très longtemps, je pense que j'aurais appelé ça de la fatigue. Mais clairement, j'avais J'avais atteint mon plafond supérieur d'épanouissement, d'élan, d'envie pour mon travail. Et mon réglage interne m'a fait redescendre rapidement. Ce que tu dois retenir, c'est que de manière générale, c'est rarement la vie qui te limite ou c'est rarement les événements qui te limitent. C'est au contraire le réglage interne que tu as appris à ne pas dépasser. Et ce plafond, il ne vient pas de nulle part. Il vient d'une croyance ancrée très profondément dans notre inconscient depuis notre enfance. parle de quatre barrières psychologiques qu'il a déjà rencontrées auprès de ses clients. Il indique qu'il n'a jamais vu personne avoir les quatre barrières, mais que c'est assez courant d'en avoir une à trois. Ces barrières, elles sont faites de peur et de fausses croyances, et concrètement, elles ont l'air vraies pour nous, et elles restent vraies tant qu'on ne met pas la lumière dessus.

La première barrière psychologique à la réussite, c'est la peur de faire de l'ombre à quelqu'un d'autre. Personnellement, cette barrière, je la connais extrêmement bien, puisque quand j'étais gamine, j'ai beaucoup entendu mes parents dire à mon petit frère, mais regarde ta sœur comme elle réussit à l'école. Pourquoi est-ce que tu fais pas comme elle ? Pourquoi est-ce que t'es pas comme ta sœur ? Pourquoi, pourquoi, pourquoi ? Et plus j'entendais cette comparaison être mise en place, moins je me sentais bien vis-à-vis de mon frère. Plus moi je réussissais, plus lui s'en prenait plein la figure. Et cette barrière-là, elle m'a joué quelques tours un peu plus tard dans ma vie. Par exemple, il y a quelques années, j'ai eu envie de créer une retraite. Cette retraite, je l'ai pensée avec une amie coach qui a la particularité d'être extrêmement bonne en vente. Cette barrière elle m'a amenée à lui laisser prendre la main sur toute la partie commercialisation de la retraite, sauf que j'avais oublié quelque chose.

Elle était très forte en vente, mais moi j'étais bien meilleure en marketing. Et comme inconsciemment, j'ai préféré la laisser briller, je me suis effacée, je n'ai pas pris ma place. Et la retraite a clairement été un échec commercial cuisant, tout simplement parce que je n'ai pas laissé briller ma part de compétences qui auraient pu peut-être donner une issue différente à cette commercialisation. Autre exemple, pendant des années, j'avais l'impression que quand on était à une soirée avec des copains, mon mari et moi, j'avais tendance à le laisser parler et à m'effacer dans les conversations comme si ce que moi je disais était moins important. D'autant plus que lui a beaucoup d'alent, il est très avenant, il va très facilement prendre la lumière. Et du coup, moi naturellement, ce que je faisais, c'est que je me mettais de côté.

Sauf que ça générait énormément de frustration chez moi. Et qu'est-ce que ça fait ? la frustration monte et bien pas dans mon cas ça m'amène à créer des disputes alors que lui concrètement n'avait rien fait la deuxième barrière à la réussite identifié par l'auteur c'est le fait de se croire profondément défectueux ou imparfait typiquement je me reconnais aussi très bien d'ailleurs celle ci puisque j'ai été élevé à l'excellence quand j'étais enfant et surtout ado mon argent de poche était directement lié à mes notes à l'école et ramener un 18 sur 20 c'était clairement pas suffisant la problématique quand on est élevé à l'excellence c'est peu importe pour ce qu'on fait, c'est jamais assez. Et pourtant, la question qu'on peut se poser, c'est pour qui est-ce que tu dois prouver tout ça ? Et donc là encore, moi aujourd'hui, j'ai conscience que ma croyance, c'est que ma valeur est indexée sur mes résultats.

Mais le fait d'en avoir conscience fait qu'aujourd'hui, quand je me surprends en train d'agir selon cette croyance, ça me permet de rétro-pédaler et de me repositionner par rapport à ce qui est bon pour moi. La troisième barrière psychique à la réussite, c'est la loyauté familiale. Typiquement, je ne peux pas à tel niveau parce que ma famille n'a jamais réussi ou je ne peux pas réussir à tel niveau puisque sinon je dépasserai telle personne que j'aime profondément. Dans ce cas c'est une barrière que je ressens un petit peu moins pour moi même si en y réfléchissant de plus près il y a quand même des choses que j'ai beaucoup entendu dans mon enfance comme par exemple mon grand-père paternel qui a beaucoup critiqué mon père quand il est devenu entrepreneur et qu'il a commencé à gagner de l'argent et notamment qu'il disait que mon père avait beaucoup changé depuis. Autre chose qui me fait douter de cette barrière c'est que mes parents ont dit lancé quand j'étais très jeune et que j'ai grandi entre une maman qui n'avait pas beaucoup d'argent et un père qui en avait beaucoup.

Et je me rends bien compte que parfois je me limite dans ma capacité à gagner de l'argent de manière totalement inconsciente encore une fois. Et peut-être que je le fais par loyauté envers ma mère ou pas. Du coup si tu penses avoir hérité de cette barrière, la question à te poser c'est si je réussis, je dis au revoir à qui ? Et enfin la dernière barrière elle est liée à la croyance que si je réussis plus, je vais devenir un fardeau. Là je vais te donner des exemples qui ne m'appartiennent pas puisque en l'occurrence cette barrière n'est pas la mienne c'est typiquement le genre de choses qui pourraient arriver quand tu te dis tiens je pourrais développer mon entreprise de telle et telle manière je pourrais faire ceci de différent en plus qui est vraiment mon enthousiasme mais te limiter parce que inconsciemment tu as l'impression que ça va générer quelque chose de négatif pour ta famille que ça pourrait apporter peut-être certes plus de résultats plus de revenus mais en même temps plus de travail moins d'énergie plus de fatigue pour bien comprendre dis toi bien que les barrières Ce sont les croyances et les peurs que tu as engrangées depuis l'enfance et ce sont elles qui sont la fondation de ton plafond intérieur, de ce réglage interne qui va réguler quand tu vas trop bien.

Ce sont elles qui prennent les commandes. Le seul moyen de les découvrir, c'est de creuser à l'intérieur. Après les barrières, on a les comportements qu'on pourrait appeler des comportements d'auto sabotage. En gros, ces comportements qu'on va adopter quand on a atteint notre plafond supérieur de bien-être et que notre thermostat nous fait redescendre. Là, ce sont les symptômes. Les barrières, c'est la cause. Les comportements, c'est le symptôme. Ces comportements, ils se déclenchent quand on touche le plafond pour nous ramener en dessous. Et comme ils sont visibles, c'est par eux qu'on commence pour repérer le problème. Et entre la cause, c'est-à-dire la barrière, et les comportements, c'est-à-dire le symptôme, il y a la peur. Quand on s'approche du plafond, la croyance déclenche la peur, et la peur déclenche le comportement. Donc moi, dans mon histoire, qu'est-ce que ça donne ? Enfant, j'apprends qu'en brillant, je fais de l'ombre à mon frère.

Du coup, dans le comportement, des années plus tard, face à mon associé dans le cadre de la retraite, j'oublie tout ce que je sais faire et je la laisse prendre la main. Ce que tu dois retenir, c'est que les barrières, c'est la raison pour laquelle tu as posé ton plafond de manière inconsciente encore une fois. Et les comportements de sabotage, c'est ta manière à toi de te ramener en dessous du plafond à chaque fois que tu t'en approches trop près. Alors du coup, comment est-ce qu'on fait pour s'en défaire ? La bonne nouvelle, c'est qu'il est tout à fait possible de dépasser ce plafond et de rester dans cette zone de kiff de manière négative. durable. Ce que tu dois savoir, c'est que le plafond ne se résout pas, il se dissout. On ne le règle pas comme un problème ordinaire en cherchant des informations ou en remplaçant une idée par une autre. On braque la lumière de notre conscience sur les fausses croyances qui le tiennent et elles disparaissent.

Et concrètement, ce n'est pas du tout magique. Repérer son plafond, c'est comme mettre la lumière dans une pièce qui est en bordel. C'est beaucoup plus facile de faire le ménage une fois que la lumière est allumée. Mais allumer la lumière ne suffit pas si la pièce est en bordel. Il y a quand même du ménage à faire. Par exemple, dans mon cas, Depuis que j'ai pris conscience que j'avais cette barrière liée au fait de briller au détriment de mon frère, je m'efface beaucoup moins et de moins en moins quand je suis dans une conversation à côté de mon mari. Et d'ailleurs, si ça t'intéresse, je t'invite à aller retourner voir l'épisode 1 de ce podcast dans lequel on parle de pourquoi est-ce qu'on a tendance à se rendre invisible et de qu'est-ce que j'ai pu tester et expérimenter pour inverser le sujet. Maintenant qu'on a identifié comment est-ce qu'on se limite et quels sont les comportements qu'on est en capacité d'adopter pour nous faire redescendre en dessous du plafond.

Et notre question qui est hyper intéressante, c'est même quand je ne me sabote pas, est-ce que je consacre vraiment mon énergie à ce qui me correspond vraiment ? Et là, on aborde un autre sujet qui est celui de la zone de génie, également abordée dans le livre Le Grand Saut de Gay Hendrix. Selon lui, il y a quatre zones. Une zone d'incompétence, une zone de compétence, une zone d'excellence et une zone de génie. La zone d'incompétence, c'est en gros tout ce que tu fais mal et que d'autres feraient mieux que toi. La zone de compétence, c'est tout ce que tu fais bien mais que les autres feraient aussi bien que toi. La zone d'excellence, c'est ce que tu fais très bien, probablement mieux que les autres. Et d'ailleurs, on te reconnaît pour ça, on te paye pour ça. Mais ça vient pas de ce qu'il y a de plus profond à l'intérieur de toi, de ce qui t'anime le plus. La zone des génies, c'est ce que tu es le seul à faire de cette manière-là. En fait, pour identifier si tu es dans ta zone des génies, il y a trois critères.

Le premier, c'est pas le plaisir, c'est l'unicité. Parce que tu peux adorer tout ce que tu fais dans ta zone d'excellence et même la faire gratuitement. Ce qui fait ta zone de génie, c'est ce que toi seul fais de la manière unique que tu as de le faire. Ensuite, il faut que tu aies en tête que dans ta zone d'excellence, tu peux déjà avoir un immense succès. Mais d'après GeoLogic, c'est dans la zone de génie qu'on atteint des sommets qu'on n'aurait jamais atteints dans notre zone d'excellence. Et ce qui est difficile, justement, pour passer dans sa zone de génie, c'est que quand on est très très bon dans sa zone d'excellence, et c'est le cas quand on est en zone d'excellence, c'est extrêmement difficile d'en sortir. Parce que globalement, ce qu'on fait mal, on va le déléguer sans regret. En revanche, ce qu'on fait bien, tout le monde nous pousse à y rester. On est félicitations cité, on est payé, on est reconnu. Rien ni personne ne va te dire d'en sortir.

Et c'est ça le piège. Et tu vois, par rapport au thermostat dont on parlait, et bien justement, passer de la zone d'excellence à la zone de génie, c'est ça qui permet d'exploser le plafond. Et c'est pour ça que tant de gens restent dans la zone d'excellence, parce que le plafond est extrêmement dur à dépasser. Dans son livre, l'auteur parle de Bonnie Raitt, c'est une chanteuse de blues qui s'est fait connaître dans les années 70. Pendant la première partie de sa carrière, elle avait une excellente réputation en tant que musicienne de blues. Elle remplissait des clubs, elle vendait des disques. Bref, a priori, tout fonctionnait. Sauf qu'elle était dans le piège de l'excellente musicienne de blues. A une époque, elle a commencé à entendre à l'intérieur d'elle des chansons qui n'étaient clairement pas dans le registre de blues. Et elle s'est autorisée à sortir de son registre habituel, celui dans lequel tous ses fans l'attendaient, pour se lancer dans le rock grand public.

Et clairement, c'était un vrai risque. Tout le monde lui disait de surtout pas faire ça, parce qu'elle risquait de perdre son audience de fans fidèles. Sauf que le premier à L'album qu'elle a sorti dans une autre catégorie de musique s'est vendu à des millions d'exemplaires, lui a valu 9 Grammy Awards et derrière, elle ne remplissait plus des clubs, elle remplissait des stades. Et c'est ça la différence entre la zone d'excellence et la zone de génie. Le signe infaillible que tu es dans ta zone d'excellence et non dans ta zone de génie, c'est que même si tu es excellent dedans, même si tu as beaucoup de succès, il arrive un moment donné où ça ne te nourrit plus autant qu'avant. Personnellement, quand j'étais architecte d'intérieur, j'étais extrêmement douée pour faire des plans d'aménagement. J'avais vraiment une capacité à voir comment est-ce qu'on pouvait optimiser les espaces. C'était d'une évidence pour moi et c'est vrai qu'on venait me chercher pour ça, on me reconnaissait pour ça.

Et encore aujourd'hui, je me rends compte assez rapidement quand je suis en train de m'installer tranquillement dans ma zone d'excellence alors que moi, mon objectif, c'est d'aller dans la zone de génie. Et clairement, je n'y suis pas encore. Dernier exemple. En date, j'ai travaillé plusieurs jours sur le développement d'une offre d'accompagnement qui vraiment me semblait avoir énormément de sens pour moi et pour mes clients. Sauf qu'en en discutant avec ma mentor, je me suis rendu compte que je n'avais pas créé cette offre-là parce qu'elle répond réellement à mes dons uniques, à mon unicité, à ma manière de fonctionner, mais simplement parce qu'elle me rassurait et qu'elle me permettait d'apporter du concret après une période traversée un peu dans le brouillard ces derniers temps. Et la problématique de cette offre, c'est que certes, elle me rassure, mais en aucun cas, elle ne sert ma mission. Par exemple, quand je me sens vraiment dans ma zone de génie, c'est quand j'aide les personnes autour de moi à adopter une nouvelle perspective sur ce qu'ils sont en train de vivre.

Et concrètement ce que ça dit de moi, c'est que moi dans ce genre de conversation, je vois absolument pas le temps passer. C'est vraiment un de ces endroits où je me sens tellement dans le flot, c'est tellement fluide pour moi, que c'est évident que c'est cette direction vers laquelle je dois continuer à avancer. Et donc pour toi, si tu veux réussir à toucher du doigt quelle est ta zone de génie pour pouvoir t'y diriger, ça va passer par identifier qu'est-ce que tu fais déjà très bien mais qui te nourrit plus vraiment, et aussi qu'est-ce que tu as identifié que tu aimerais faire mais que tu ne t'autorises peut-être pas encore à faire. Et personnellement, c'est exactement à cette étape que j'en suis aujourd'hui. J'ai parfaitement identifié quelle était ma zone d'excellence et notamment j'ai bien identifié ce qui ne me nourrissait pas là-dedans. Et surtout je commence à identifier ces moments où je suis tellement dans le flot que c'est d'un naturel. J'ai même plus l'impression de travailler tellement c'est fluide.

Et moi j'ai envie d'être dans ce flot en permanence. J'ai envie de passer mon plafond. J'ai envie d'être dans ma zone de génie. Et concrètement ce qui m'a permis d'identifier la direction de ma zone de génie c'est tout un cheminement qui a démarché En février 2023, j'étais dans le désert du Maroc pour 5 jours de retraite, en totale déconnexion, avec un groupe de 6 personnes et un coach. Et ce coach, à un moment, m'a dit une phrase qui m'a percutée. À force de me voir interagir avec les autres, il n'arrêtait pas de me dire que j'étais faite pour devenir coach. Et j'arrêtais pas de lui dire « mais non, mais non, je ne pense pas que ce soit pour moi, mais non, mais non ». Et la phrase qu'il m'a dite, que je n'oublierai jamais, c'est « à force de ne pas vouloir voir tes dons, ce que tu fais, c'est de la non-assistance à personne en danger ». Et là, ça a été dur à avaler ce truc-là. Mais je pense qu'il avait raison.

Parce qu'en fait, la barrière qui revenait me percuter encore une fois, c'est la peur de briller au détriment de quelqu'un d'autre. Et bizarrement, c'est pendant cette retraite que j'ai découvert le livre Le Grand Saut de Gary Hendrix, que j'ai relu plusieurs fois depuis cette période. Et je pense pas que ce soit totalement un hasard. Juste après cette retraite, j'ai pris enfin la décision de me former réellement au coaching et d'en faire à 100% mon métier. Quelques mois plus tard, j'ai vendu mon agence d'architecture d'intérieur, j'ai mis les plans pour lesquels j'étais excellente, totalement derrière moi. Et j'ai choisi de me concentrer uniquement sur l'accompagnement des entrepreneurs. À ce moment-là, j'étais freelance dans une école pour architectes d'intérieur. Et j'étais en charge d'un programme d'accompagnement à la création d'entreprises. Dans ce cadre-là, je pouvais faire aussi bien du coaching individuel, du coaching de groupe en visio et de l'animation de séminaire. Et je me suis rendue compte que j'étais bien meilleure et bien plus dans mon flow à chaque fois que j'accompagnais en groupe.

Et même plus que ça, je me suis rendue compte que j'étais bien meilleure et dans mon flow quand j'accompagnais en présentiel plutôt qu'en visio. Parce que déjà, quand je suis en groupe, je travaille à mon inutilité. Je ne suis plus la personne qui dirige le coaching, je suis la personne qui fait en sorte que la magie opère au sein du groupe. Et ça, ça m'éclate. Et deuxième chose, en présentiel, j'ai en plus une donnée supplémentaire qui est prendre la température de la pièce, identifier quelles sont les énergies qui passent entre les membres du groupe. Et clairement, ce que j'adore sur le présentiel, quand j'anime des séminaires de 3 ou 4 jours, c'est d'y le changement incroyable qui se joue chez la personne en un espace de temps très très limité parce que clairement voir quelqu'un arriver avec un visage renfrogné et repartir avec l'aide de la lumière qui s'échappe de partout parce qu'il ya eu une transformation profonde et qui a eu quelque chose de profondément intégré de compris dans le corps mais c'est génial ça ça m'éclate et clairement c'est ce sentiment là qui a fait qu'un jour j'ai eu envie d'arrêter le freelancing de me relancer à mon compte avec cet objectif un jour de pouvoir proposer des retraites à des groupes plus ou moins grands, peu importe, mais de proposer ces moments de transformation où on vit des expériences qui en un laps de temps très limité créent des prises de conscience tellement énormes qu'elles ont un impact durable et immédiat sur notre vie.

Alors clairement aujourd'hui j'y suis pas, j'ai encore plein de choses à construire pour y arriver, mais je sais que c'est ça qui m'appelle et je sais que ma zone de génie elle se joue là dedans. Alors entre temps j'ai fait des tests, j'ai essayé d'y aller, notamment j'ai commencé par construire un premier séminaire et je l'ai vu trop grand. ce séminaire. Quand j'ai vu le budget pour réserver la salle, pour réserver les herbergements, pour réserver la nourriture pour les participants, en fait concrètement je mettais toute ma trésorerie en danger sur quelque chose que j'étais pas tout à fait sûre de remplir. Et à chaque fois que j'essaye de remettre un couvercle là-dessus pour rester dans ma zone d'excellence, qui est ma zone de sécurité en fait, puisque ça fonctionne dans la zone d'excellence, mais à chaque fois que je reste là-dedans, je sens qu'il manque quelque chose qui me nourrit. Et dès que je laisse le couvercle s'ouvrir, là tout de suite, je remets de la vie, je remets du mouvement, je remets du flow.

Et moi, j'ai envie de vivre ça tout le temps. Donc oui, c'est flippant. Oui, c'est nouveau. Mais dans la zone de génie, waouh ! C'est tellement magique. Et les rares fois où j'ai touché du doigt ça, en fait, ça m'a juste donné envie d'en vouloir plus, d'en avoir plus tout le temps. La problématique, c'est quand on se rapproche de plus en plus de sa zone de génie, le fameux plafond se remet en place et l'une des manières pour lui de se matérialiser, c'est de me mettre dans le brouillard. Je sais ce que je veux. En revanche, je suis dans le brouillard complet sur la manne d'y aller et concrètement peut-être que toi aussi tu as déjà touché du doigt ta zone de génie et peut-être que à chaque fois que tu t'en approches tu as l'impression que tout d'un coup tout est confus tu sais plus dans quelle direction aller tu as l'impression d'avancer dans le brouillard et Hendrix justement il explique très bien ce phénomène selon lui quand tu t'approches de ta zone de génie ton ego lance une sorte d'écran de fumée fait de peur tout simplement parce que la peur porte sur l'inconnu et il prévient jusqu'à ce que tu sois pleinement dans ta zone de génie tu vas te retrouver dans le brouillard plus d'une fois.

Et selon lui, pour en sortir, il y a juste une chose à garder en tête. La peur, c'est de l'excitation sans la respiration. Du coup, ce que lui préconise, c'est plutôt que de nier la peur en retenant son souffle par exemple, c'est de respirer pleinement avec sa peur de manière à la transformer en excitation. Moi, à mon niveau, comment est-ce que je fais pour dépasser cette peur qui m'empêche d'aller vers ma zone de génie ? Eh bien, je joue avec la frontière. Je vais accepter des missions qui ne sont pas forcément celles qui m'éclatent le plus mais qui me rapproche de mon objectif. Ça me permet de tester, de me forger des nouvelles convictions, de voir ce que je ne veux plus et de trouver l'élan dont j'ai besoin pour aller vers ce que je veux vraiment. Et d'ailleurs, si toi-même, tu es dans le brouillard et que tu veux en sortir, tu peux aller voir l'épisode 3 de ce podcast dans lequel j'aborde de manière détaillée ce sujet.

Du coup, ce que tu dois retenir de ce plafond qu'on a tous à l'intérieur et de ce chemin vers la zone de génie, c'est que le plafond, il n'est pas au-dessus de toi. Il est à l'intérieur de toi. C'est comme un couvre que tu aurais posé sur toi-même et comme c'est toi qui l'a posé et bien tu as toujours la possibilité de le soulever. Afin d'aider à soulever ce couvercle Hendrix propose une phrase à se répéter tous les jours comme un mantra vers la réussite. Personnellement ça doit faire deux ans je pense que je l'ai intégré à ma routine quotidienne, ça fait partie de mon hygiène personnelle et c'est vrai que ce mantra il me fait énormément de bien. La phrase à répéter c'est je me développe chaque jour dans le succès, l'amour et la joie et j'inspire celles et ceux qui m'entourent à faire de même. Si maintenant tu veux regarder où toi tu te plafonnes et comment tu t'empêches d'atteindre ta zone de génie et être vraiment dans le flot et dans la réussite de manière durable, je t'ai préparé une fiche pratique dont tu trouveras le lien dans la description.

Elle t'aide à repérer quels sont les comportements de sabotage que tu adoptes pour t'aider à redescendre quand tu t'approches trop près du plafond, quelles sont les barrières qui se jouent en toi et qui t'aident également à commencer à identifier où se trouve ta zone de génie. Je m'appelle Violaine Richard et c'était le podcast N'oublie pas la fiche pratique et je te dis à bientôt. Salut !

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Qui je suis

Je m’appelle Violaine Richard et j’aide les entrepreneurs avancés à débloquer ce qui les empêche encore de prendre pleinement leur place dans leur entreprise.

Parce qu’on peut savoir exactement quoi faire… et pourtant ne pas réussir à passer à l’action.

Rester dans une mission qui nous emmerde. Repousser une décision qu’on sait pourtant nécessaire. Ne pas oser prendre le rôle qu’on voudrait vraiment avoir dans son entreprise. Tourner autour du même problème sans comprendre pourquoi on n’arrive pas à en sortir.

Quand la stratégie est claire mais que quelque chose bloque, c’est souvent qu’un mécanisme invisible se joue sous la surface.

C’est là que j’interviens.

J’ai accompagné plus de 150 entrepreneurs et, avant cela, créé puis vendu une agence d’architecture d’intérieur.

La Part Cachée, c’est l’endroit où l’on va regarder ce qui se joue derrière le blocage.

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